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Leçon principale
- Warren Buffett transforme les krachs boursiers en opportunités en suivant son propre conseil : « avoir peur quand les autres sont avides et être avides quand les autres ont peur ».
- Le fait de se concentrer sur des fondamentaux commerciaux solides plutôt que sur des fluctuations de prix à court terme a été au cœur du succès de Buffett, comme en témoignent ses participations à long terme dans des sociétés comme Coca-Cola Co. (KO) et American Express Company (AXP).
Depuis 1965, les actions de Berkshire Hathaway (BRK.B) de Warren Buffett ont généré un rendement annuel composé de 19,9%, soit près du double de celui du S&P 500 sur la même période. Contrairement à de nombreux gestionnaires de fonds célèbres de Wall Street, Buffett a prospéré pendant le krach boursier en suivant une approche simple que tout investisseur pouvait suivre : acheter des entreprises de qualité à rabais alors que tout le monde vendait en panique.
Ci-dessous, nous décrivons les principes qui ont aidé Buffett à réussir à travers de multiples krachs boursiers.
Principe 1 : Restez calme et évitez les ventes de panique
Buffett souligne souvent que « le marché boursier est conçu pour déplacer l’argent des actifs vers les patients ». Il met en garde contre la prise de décisions émotionnelles en période de ralentissement des marchés, soulignant que vendre par peur entraîne souvent des pertes importantes.
Un examen de la performance à long terme de l’indice S&P 500 confirme son point de vue : malgré d’innombrables ventes, récessions et crises géopolitiques, 100 $ investis en 1928 vaudraient aujourd’hui plus de 982 000 $.
Principe 2 : « Ayez peur lorsque les autres sont avides et avides seulement lorsque les autres ont peur. »
L’une des citations les plus célèbres et les plus répétées de Buffett est « Ayez peur lorsque les autres sont avides et avides seulement lorsque les autres ont peur. » Il s’agit non seulement d’un jeu de mots intelligent, mais aussi de l’épine dorsale de sa stratégie de création de richesse.
Alors que la plupart des investisseurs cherchent une issue lorsque le marché s’effondre, Buffett se tourne vers son chéquier. Pendant la crise financière de 2008, alors que les valeurs bancaires étaient en chute libre et que beaucoup prédisaient l’effondrement du système financier, Buffett a investi 5 milliards de dollars dans Goldman Sachs Group, Inc. (GS). L’accord comprenait des actions privilégiées avec un rendement en dividende de 10 % et des bons de souscription pour l’achat d’actions ordinaires, ce qui a finalement permis à Berkshire Hathaway de réaliser un bénéfice de plus de 3 milliards de dollars.
Principe 3 : Se concentrer sur les fondamentaux de l’entreprise
Buffett propose un test simple pour détecter un ralentissement du marché : une baisse de 30 % du cours des actions modifiera-t-elle la quantité de Coca que les gens boiront l’année prochaine ? Cela affecte-t-il le nombre de personnes qui utiliseront leur carte American Express ? Si la réponse est non, la valeur intrinsèque reste intacte quelle que soit la position temporaire du marché.
L’investissement de Berkshire Hathaway dans Washington Post illustre cette approche. En 1973, lors d’un grave ralentissement des marchés, Buffett a acheté des actions pour seulement 25 % de ce qu’il estimait être leur valeur intrinsèque. Le prix a encore baissé par la suite, mais Buffett ne s’est pas découragé : il a compris que la force fondamentale de l’entreprise ne se reflétait pas dans le cours de l’action. Sa patience a payé : l’investissement de 10,6 millions de dollars de Berkshire est monté en flèche pour atteindre plus de 200 millions de dollars en 1985, soit un rendement de près de 1 900 %. Il ne s’agit pas là d’un investissement magique : Buffett lui-même a reconnu que les marchés effrayants sous-évaluent souvent les grandes entreprises.
Règle 4 : Ne chronométrez pas le marché
Buffett déconseille d’essayer de prédire les mouvements du marché, qualifiant cela de jeu de dupes, et détient plutôt des actions à (très) long terme. Une fois de plus, Buffett joignait le geste à la parole et détient des actions de Coca-Cola depuis 36 ans et des actions d’American Express depuis les années 1960.
Principe 5 : Réserver des liquidités pour les opportunités
Alors que la plupart des conseillers financiers recommandent d’investir pleinement, Buffett voit les liquidités différemment – non pas comme quelque chose qui ne rapporte pas d’intérêts ou de dividendes sur un compte bancaire, mais comme une « arme financière » lorsque des perspectives rares se présentent.
L’énorme trésorerie de Berkshire – souvent critiquée lors des marchés haussiers – est passée du statut de dette à l’arme secrète de Buffett en temps de crise. En 2010, après avoir déployé des milliards pendant la crise financière, Buffett a formalisé sa stratégie dans une lettre aux actionnaires, s’engageant à maintenir au moins 10 milliards de dollars de réserves de liquidités (bien qu’elles soient généralement plus proches de 20 milliards de dollars). Il ne s’agit pas d’une prudence excessive mais d’une préparation stratégique à la prochaine panique inévitable des marchés.
Au milieu des années 2020, alors que les marchés étaient en difficulté, Buffett détenait des réserves de liquidités record.
La philosophie de Buffett met l’accent sur l’importance de rester rationnel, de se concentrer sur les fondamentaux et de considérer les baisses de marché comme des opportunités plutôt que comme des revers.
