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Leçon principale
- Les régulateurs américains ne parviennent pas à s’entendre sur l’autorisation ou non d’autoriser Nippon Steel à acheter US Steel pour une valeur de 14,9 milliards de dollars, transférant ainsi la décision au président Biden.
- Le président Biden et le président élu Trump ont menacé de bloquer l’accord.
- U.S. Steel a averti qu’elle devra fermer des usines et éventuellement déplacer son siège social de Pittsburgh sans l’argent que le Japon a promis d’injecter dans le sidérurgiste.
Les actions de U.S. Steel (X) ont perdu du terrain dans les échanges avant commercialisation après que les régulateurs américains ne soient pas d’accord sur l’opportunité d’autoriser le rachat de la société par le japonais Nippon Steel pour 14,9 milliards de dollars, laissant la décision au président Biden.
Le président dispose désormais de 15 jours pour prendre une décision. Lui et le président élu Donald Trump ont exprimé leur opposition à la fusion, arguant qu’un important producteur sidérurgique américain ne devrait pas appartenir à une entité étrangère.
US Steel a répondu à la décision du Comité des investissements étrangers aux États-Unis (CFIUS), affirmant que l’accord « renforce la sécurité économique et nationale des États-Unis grâce à des investissements dans le secteur manufacturier et l’innovation ». Ils ont ajouté que la transaction avec Nippon est « le meilleur moyen à ce jour de garantir que US Steel, y compris ses employés, ses communautés et ses clients, prospère dans le futur ».
L’entreprise japonaise s’est engagée à investir plus de 2,7 milliards de dollars dans les installations d’U.S. Steel, et son PDG David Burritt a mis en garde contre des fermetures d’usines et la possibilité de déplacer le siège social de l’entreprise de Pittsburgh, où il se trouve depuis 1901, si le gouvernement bloque la vente.
Le titre de US Steel a grimpé en flèche cette année grâce aux échanges d’informations concernant l’acquisition de Nippon. Ils sont tombés vendredi dernier à leur plus bas niveau depuis septembre après des avertissements selon lesquels la baisse des prix de l’acier et les coûts liés à la construction d’une nouvelle usine en Arkansas pèseraient sur les résultats du trimestre en cours. Le titre a perdu plus d’un tiers de sa valeur cette année.
