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Même si de nombreux penseurs néolibéraux approuvent (ou même mettent l’accent) sur l’économie néoclassique, les deux termes ne sont pas nécessairement liés. Le néolibéralisme se divise en deux arguments distincts : l’un conséquent et empirique, l’autre philosophique et normatif. Le néolibéralisme conséquentialiste tire de nombreux arguments des prescriptions de l’économie néoclassique, notamment les gouvernements plus petits, le libre-échange, la déréglementation du secteur privé et la responsabilité budgétaire du gouvernement.
L’économie néoclassique comme science
Le paradigme néoclassique de la science économique a été la première métathéorie dominante dans ce domaine. Elle s’est développée grâce à des économistes célèbres tels que Frédéric Bastiat, Alfred Marshall, Jean-Baptiste Say et Léon Walras.
Plusieurs hypothèses fondamentales sont en jeu dans la théorie néoclassique qui la distinguent de l’école classique plus ancienne. On suppose que les agents économiques individuels ont des préférences rationnelles, que les individus cherchent à maximiser leur utilité et que les décisions sont prises au niveau marginal. L’économie néoclassique a donné naissance aux modèles de concurrence parfaite de la microéconomie.
Le néoclassicisme a été la première école de pensée économique fortement basée sur les mathématiques, et il a finalement été remplacé par le modèle keynésien encore plus mathématique dans les années 1930.
Le néolibéralisme comme philosophie politique
L’économie néoclassique est la plus étroitement liée au libéralisme classique, l’ancêtre intellectuel du néolibéralisme. Dans un certain sens, le mouvement néolibéral des années 1960 et 1980 représentait un retour partiel aux hypothèses néoclassiques en matière de politique économique et un rejet partiel des arguments ratés de la planification centrale des années 1930.
En termes de politique publique, le néolibéralisme a emprunté les hypothèses de l’économie néoclassique pour plaider en faveur du libre-échange, de faibles impôts, d’une faible réglementation et de faibles dépenses publiques. Il s’appuie souvent sur des arguments antitrust et d’externalité.
Le néolibéralisme n’a pas de définition fixe, même s’il est souvent attribué aux politiques de Margaret Thatcher au Royaume-Uni et de Ronald Reagan aux États-Unis. Il est également attribué aux économistes du XXe siècle Milton Friedman et F.A. Hayek, bien que tous deux aient rejeté cette étiquette ; Friedman se considérait comme un libéral classique et Hayek argumentait du point de vue autrichien.
