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Le projet de fusion entre United Technologies Corp. (UTX) et Raytheon Co. (RTN) pourrait déclencher une série d’acquisitions de sociétés d’une valeur marchande totale de plus de 100 milliards de dollars. Alors que la guerre devient de plus en plus complexe et coûteuse, le ministère de la Défense pousse les entrepreneurs du secteur de la défense à compléter leurs investissements en recherche et développement. Cela pourrait inciter des acheteurs tels que Honeywell International (HON), Boeing (BA) et General Dynamics (GD) à conclure des accords avec des sociétés comme Northrop Grumman (NOC), L3Harris Technologies (LHX) et Huntington Ingalls Industries (HII), selon un article récent dans Barron’s.
La hausse des coûts de guerre pourrait stimuler les fusions dans l’industrie de la défense
- Le ministère de la Défense pousse les entrepreneurs à investir davantage dans la R&D
- Les fusions aident les entreprises à réduire leurs coûts et à répartir leurs dépenses de développement
- Honeywell International, Boeing et General Dynamics pourraient envisager d’acheter
Source : Barron’s
Une vague de fusions dans l’industrie de la défense pourrait être imminente
Même si les investisseurs se montrent sceptiques quant à la fusion d’United Technologies et de Raytheon, elle pourrait être la première d’une longue série d’accords de ce type dans l’industrie de la défense. Alors que le ministère de la Défense cherche à transférer les risques de développement et de production vers des sous-traitants, ces entreprises sont confrontées à une augmentation des coûts et à une diminution des marges bénéficiaires. Selon Josh Sullivan, analyste mondial de Seaport, chez Barron’s, la fusion constitue une étape importante vers la diversification et la réduction des coûts, qualifiant l’accord United/Raytheon d’« en avance sur la courbe ». D’autres sociétés ayant des acquisitions potentielles pourraient inclure Honeywell International, Boeing et General Dynamics ; il pourrait conclure des accords avec de plus petites entreprises de défense, notamment le fabricant de sous-marins Huntington Ingalls Industries (valeur marchande de 10 milliards de dollars), le fabricant d’électronique L3Harris Technologies (42 milliards de dollars) et le fabricant de bombardiers Northrop Grumman (54 milliards de dollars). Au total, ces transactions représenteront plus de 100 milliards de dollars.
Qu’est-ce que ça veut dire?
Selon un récent rapport de Le journal Wall Street. Les entrepreneurs prédisent un ralentissement des dépenses du Pentagone et une réorientation de l’attention vers les missiles hypersoniques, les systèmes spatiaux et d’autres technologies. Selon le rapport, les réductions des dépenses militaires américaines ont poussé environ 17 000 entreprises américaines à quitter le secteur entre 2001 et 2015. Pour les entreprises confrontées à une croissance croissante et à des pressions opérationnelles croissantes, les fusions peuvent permettre une diversification et une redistribution importantes des coûts. En effet, outre l’accord United Technologies et Raytheon, d’autres fusions ont eu lieu ces derniers mois : Barron’s a rapporté en octobre que le fabricant de radio Harris fusionnerait avec la société d’électronique L3 Technologies pour former L3Harris Technologies. Désormais, la startup pourrait faire partie d’une autre fusion.
Quelle est la prochaine étape ?
L’accord entre United Technologies et Raytheon est toujours en cours et aucun projet formel d’autres fusions impliquant les sociétés énumérées ci-dessus n’a été annoncé. Cependant, des changements ont été constatés dans l’industrie de la défense. Toutefois, les fusions à venir entre secteurs de défense seront confrontées à des défis sous la forme d’une surveillance gouvernementale en raison du petit nombre de grands sous-traitants du secteur de la défense. Barron’s suggère que l’une des raisons pour lesquelles la fusion entre United Technologies et Raytheon a réussi jusqu’à présent est qu’elle représente un accord allant de l’aérospatiale à la défense. Les fusions dans le domaine de la défense pourraient être plus probables si elles impliquent des entreprises plus petites ou celles axées sur des industries secondaires.
