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- Près de 70 % des gestionnaires de fonds estiment qu’il s’agit d’une reprise de marché baissier.
- 75 % prédisent une reprise en forme de U ou de W
- Les soldes de trésorerie moyens sont à leur plus haut depuis le 11 septembre
Selon l’enquête menée en mai auprès des gestionnaires de fonds mondiaux par BofA Global Research, 68 % des gestionnaires de fonds pensent qu’il ne s’agit là que d’un nouveau rallye de marché baissier. Les trois quarts des personnes interrogées s’attendent à une reprise économique en forme de U ou de W, contre 10 % qui s’attendent à une reprise en forme de V. Seuls 25 % prédisent un nouveau marché haussier.
Les soldes de trésorerie moyens restent élevés à 5,7%, signe d’une tendance à la baisse. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis les attentats terroristes du 11 septembre. 60 % sont des actions américaines de croissance et de technologie à long terme, et le rapport note que la dernière fois que de nombreux investisseurs s’attendaient à ce que cette valeur sous-performe la croissance, c’était en décembre 2007. Les attentes en matière de croissance mondiale ont bondi, mais les investisseurs ne s’attendent pas à ce que l’indice PMI manufacturier mondial remonte au-dessus de 50 avant novembre.
Cette curieuse tendance baissière survient après que le marché américain ait rebondi de plus de 30 % par rapport à ses plus bas de fin mars. Les valeurs technologiques, en particulier Amazon, Microsoft, Apple, Facebook et Apple, ont mené l’indice depuis les plus bas et représentent collectivement 21 % de la capitalisation boursière du S&P 500.
Cette lente reprise les amène à surpondérer les actifs cycliques (énergie, actions, Europe) et à surpondérer les actifs défensifs (soins de santé, liquidités, obligations). 73 % ont déclaré que les entreprises devraient réduire leur dette, 15 % augmenter le capital d’investissement, 7 % racheter des actions et augmenter les dividendes. Les rachats d’actions sont actuellement impopulaires alors que des milliards de dollars sont dépensés par les gouvernements pour sauver les entreprises et les industries. De nombreuses entreprises ont déclaré que la réembauche des travailleurs n’était pas une priorité cette année, ce qui pourrait maintenir le chômage à un niveau élevé pendant des mois.
Selon l’enquête, le plus grand risque pour les investisseurs est la deuxième vague de COVID-19. Les plus grands changements structurels attendus dans le monde post-pandémique sont le rapatriement des chaînes d’approvisionnement, le protectionnisme et l’augmentation des taxes.
