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Leçon principale
- Les banques centrales sont souvent confrontées à des pressions politiques qui affectent leur politique monétaire.
- Certains appellent les banques centrales à conserver leur indépendance pour mettre en œuvre des politiques efficaces.
- Une politique monétaire irresponsable peut entraîner de graves problèmes tels que l’hyperinflation et l’augmentation des inégalités.
- L’assouplissement quantitatif et les taux d’intérêt négatifs ont été critiqués pour leurs distorsions sur les marchés financiers.
- La transparence et la coopération avec les gouvernements peuvent améliorer les opérations des banques centrales.
La Réserve fédérale américaine et les banques centrales d’autres pays ont historiquement adopté des politiques monétaires irresponsables et contre-productives telles que l’assouplissement quantitatif et les politiques de taux d’intérêt négatifs. Cela a donné lieu à un débat croissant sur la réforme et les risques potentiels. Cela a conduit à une hyperinflation dévastatrice dans des pays comme l’Argentine, la Hongrie, le Zimbabwe et l’Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale. Dans la plupart des cas, les gouvernements dépensent plus que ne le permettent leurs propres contraintes budgétaires. Il doit y avoir un équilibre entre indépendance et responsabilité.
Critique des banques centrales et de leurs politiques
Au fil des années, les activités peu judicieuses de la banque centrale sont passées largement inaperçues. Mais récemment, tout le monde, des hommes politiques aux experts financiers, s’est prononcé contre les décisions et pratiques politiques douteuses de la banque centrale.
Dans un livre blanc de mai 2016 intitulé « Le côté obscur de l’indépendance des banques centrales », Joachim Fels, conseiller économique mondial de PIMCO, a soutenu que les banques centrales se sont engagées dans « des interventions de second ordre telles que l’assouplissement quantitatif (QE) ou les politiques de taux d’intérêt négatifs (NIRP), qui faussent les marchés financiers et peuvent avoir de graves conséquences distributives ».
Plaider pour l’indépendance de la banque centrale
Les banques centrales ont largement échoué à concevoir des politiques monétaires neutres sans que des pressions politiques directes n’influencent indûment leurs décisions. Le trio criminel le plus sérieux, connu sous le nom des trois grandes banques centrales contemporaines, est la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BOJ). À la lumière de leurs transgressions, les analystes modernes ont appelé à une réforme généralisée des banques centrales, l’indépendance étant essentielle à toute politique efficace de la banque centrale.
Défis et échecs des banques centrales
La Fed a connu des difficultés sur deux fronts. Tout d’abord, il y a eu la fuite massive de données du groupe Goldman Sachs (NYSE:GS), au cours de laquelle l’ancien directeur général Joseph Jiampietro aurait collecté et partagé des informations confidentielles de la Fed dans le cadre d’un effort coordonné pour remporter de nouveaux contrats. Cette décision a finalement contraint Goldman à payer un règlement de 36,3 millions de dollars, suivi d’un règlement de 50 millions de dollars en octobre 2015, lorsqu’un employé privé de Goldman a obtenu 35 documents confidentiels de la Fed.
Le deuxième problème principal concerne les mauvaises performances. Comme l’écrivait l’économiste Mohamed El-Erian pour Bloomberg en juin 2016 : « Les politiques non conventionnelles des banques centrales sont dépassées et presque épuisées. »
Plus d’une demi-décennie d’achats d’actifs inconsidérés et de réductions des taux d’intérêt par les banques centrales ont fini par imposer aux pays une dette sans précédent, des marchés d’actifs surgonflés et des inégalités croissantes.
Réinventer l’avenir de la banque centrale
En avril 2015, le Fonds monétaire international (FMI) a tenu sa troisième conférence intitulée « Examen de la macropolitique ». Le consensus général suggère que les banques centrales devraient conserver une totale indépendance par rapport à la politique monétaire conventionnelle.
Joseph T. Salerno, professeur d’économie à l’Université Pace, propose un processus plus transparent et limité, contrôlé par des décrets entre les ministères du Trésor et les banques centrales. Cela permettrait d’éviter l’aléa moral du prêteur en dernier ressort et d’éliminer les liens des banques centrales avec les grandes sociétés financières, tout en permettant aux électeurs d’exercer un plus grand contrôle sur le destin politique d’un tel processus. M. Fels est d’accord, affirmant qu’il est logique que les banques centrales collaborent avec les gouvernements sous le contrôle d’un processus démocratique.
Conclusion
Les banques centrales telles que la Réserve fédérale, la BCE et la BOJ ont historiquement subi des faillites et révélé leurs faiblesses, notamment des politiques monétaires irresponsables et des conséquences financières imprévues. L’indépendance de la banque centrale est importante pour empêcher toute influence politique sur les décisions monétaires.
Les améliorations proposées incluent une coopération accrue avec les gouvernements et une transparence accrue pour garantir que les banques centrales fonctionnent efficacement sans pression politique significative.
