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Pour réussir à investir dans un nouveau secteur, il est important de connaître les risques spécifiques au secteur auquel l’entreprise est confrontée. Les risques généraux s’appliquent à chaque action, comme le risque de gestion, mais il existe également des risques plus ciblés qui affectent ce secteur particulier. Dans cet article, nous examinerons les plus grands risques auxquels sont confrontées les sociétés pétrolières et gazières.
Leçon principale
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Malgré les risques, la demande énergétique reste bien réelle et le pétrole et le gaz jouent un rôle important pour répondre à cette demande.
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Le risque à long terme pour les sociétés pétrolières et gazières est la diminution des réserves naturelles.
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Les risques à court terme incluent le sentiment politique ainsi que l’offre et la demande.
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Les sociétés pétrolières et gazières restent parmi les sociétés publiques les plus négociées.
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La valorisation des ressources naturelles dépend fortement des coûts sous-jacents d’approvisionnement et de raffinage de la ressource, ainsi que du prix du produit fini lui-même.
Risques politiques
La manière dont la politique peut affecter le pétrole se situe au sens juridique, mais ce n’est pas nécessairement le seul. En règle générale, une société pétrolière et gazière doit se conformer à une série de réglementations qui limitent où, quand et comment elle peut exploiter ses ressources. L’interprétation de ces lois et réglementations peut également varier d’un État à l’autre. Cela dit, le risque politique augmente souvent lorsque les sociétés pétrolières et gazières exploitent des gisements à l’étranger.
Les sociétés pétrolières et gazières ont tendance à préférer les pays dotés de systèmes politiques stables et d’un historique d’octroi et d’application de baux à long terme. Cependant, certaines entreprises se contentent de se rendre là où se trouvent le pétrole et le gaz, même si un pays particulier ne correspond pas tout à fait à leurs préférences. De nombreux problèmes pourraient en découler, notamment une nationalisation soudaine et/ou des vents politiques changeants modifiant l’environnement réglementaire. Selon le pays dans lequel le pétrole est extrait, l’accord avec lequel une entreprise commence n’est pas toujours celui qu’elle conclut, car le gouvernement peut changer d’avis une fois le capital investi, afin de réaliser davantage de profits pour lui-même.
Le risque politique peut être évident (comme celui qui se développe dans les pays aux régimes autoritaires instables et aux antécédents de nationalisations soudaines) ou plus subtil (comme dans les pays qui ajustent les règles en matière de propriété étrangère pour garantir que les entreprises nationales en récoltent les bénéfices). Une approche clé adoptée par l’entreprise pour atténuer ce risque comprend une analyse minutieuse et l’établissement de relations solides avec des partenaires pétroliers et gaziers internationaux, si l’entreprise espère rester en activité à long terme.
Risques géologiques
De nombreux types de pétrole et de gaz faciles à exploiter ont été exploités ou sont en passe de l’être. L’exploration s’est déplacée vers des zones qui impliquent des forages dans des environnements moins hospitaliers, comme sur une plate-forme au milieu d’un océan ondulé. Il existe de nombreuses techniques uniques d’extraction de pétrole et de gaz qui ont permis d’extraire des ressources dans des zones où cela aurait été impossible autrement.
Le risque géologique fait référence à la fois aux difficultés d’exploitation et à la possibilité que les réserves accessibles dans n’importe quelle mine soient plus petites que celles estimées. Les géologues pétroliers travaillent dur pour minimiser les risques géologiques grâce à des tests réguliers, et il est donc rare d’avoir des estimations vraiment « erronées ». En fait, ils utilisent les termes « prouvé », « probable » et « possible » avant les estimations des réserves pour exprimer leur confiance dans les résultats.
Risque de prix
Outre le risque géologique, les prix du pétrole et du gaz constituent un facteur clé pour déterminer si les réserves sont économiquement viables. Essentiellement, plus les obstacles géologiques à la facilité d’exploitation sont élevés, plus le risque de prix auquel un projet donné est confronté est élevé. En effet, l’exploitation minière non conventionnelle est souvent plus coûteuse que le forage vertical vers le bas de la mine.
Cela ne signifie pas que les sociétés pétrolières et gazières arrêtent automatiquement de travailler sur un projet qui n’est plus rentable en raison de la baisse des prix. En règle générale, ces projets ne peuvent pas être arrêtés et redémarrés rapidement. Au lieu de cela, les sociétés pétrolières tentent de prévoir les prix probables sur la durée de vie du projet pour décider de démarrer ou non. Une fois qu’un projet a commencé, le risque de prix l’accompagne toujours.
Risques liés à l’offre et à la demande
Les chocs d’offre et de demande constituent un risque très réel pour les sociétés pétrolières et gazières. Comme mentionné ci-dessus, les opérations nécessitent beaucoup de capital et de temps pour démarrer et ne sont pas faciles à arrêter lorsque les prix baissent ou à augmenter lorsque les prix augmentent. La nature inégale de la production explique en partie pourquoi les prix du pétrole et du gaz fluctuent autant. D’autres facteurs économiques influencent également ce phénomène, comme dans le cas de la crise financière de 2008, et des facteurs macroéconomiques peuvent épuiser le capital ou affecter le secteur indépendamment des risques normaux de prix.
Risque de coût
Tous les risques ci-dessus conduisent au plus grand risque : les coûts d’exploitation. Plus les réglementations sont strictes et plus la mise en œuvre est difficile, plus le projet devient coûteux. Combinez cela avec des prix incertains en raison du fait que la production mondiale échappe au contrôle de toute entreprise, et vous avez de réelles préoccupations en matière de coûts.
Ce n’est cependant pas la fin, car de nombreuses sociétés pétrolières et gazières ont du mal à trouver et à retenir les travailleurs qualifiés dont elles ont besoin pendant le boom. Les salaires pourraient donc augmenter rapidement, ajoutant ainsi un coût supplémentaire au tableau d’ensemble. Ces coûts, à leur tour, ont fait du pétrole et du gaz une industrie à forte intensité de capital avec moins de participants.
