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Samedi, les pays industrialisés du Groupe des Sept (G-7) se sont mis d’accord sur un taux d’imposition minimum mondial sur les sociétés de 15 % afin d’empêcher les entreprises d’éviter l’impôt en envoyant leurs bénéfices à l’étranger. La réunion des ministres des Finances du G7 s’est tenue à Londres.
Leçon principale
- Le groupe du G7, composé de dirigeants financiers de sept pays industrialisés, a convenu qu’un taux minimum d’imposition des sociétés à l’échelle mondiale de 15 % devrait être introduit.
- Un taux d’imposition minimum mondial sur les sociétés a été proposé comme moyen de mettre fin à un nivellement par le bas, alors que les entreprises cherchent à éviter l’impôt en cachant leurs bénéfices dans les pays où les taux d’imposition sont les plus bas possibles.
Au retour de cette réunion, la secrétaire au Trésor américaine, Janet Yellen, a déclaré que des taux d’intérêt plus élevés seraient un « plus » pour l’économie américaine. La réunion précède le sommet annuel des dirigeants du G7 prévu du 11 au 13 juin 2021 à Cornwall, en Angleterre. Des discussions plus larges auront également lieu à Paris avec 140 pays et le Groupe des 20 ministres des Finances se réunira en juillet, où ce même sujet devrait être abordé.
Bien que le plan fiscal mondial ait encore besoin de l’approbation d’un plus grand nombre de pays, s’il est adopté, il affecterait particulièrement les grandes entreprises technologiques américaines telles que Facebook, Apple, Amazon et Alphabet, qui réduisent leur charge fiscale en enregistrant des millions de dollars de revenus dans d’autres pays. Les actions de ces sociétés étaient légèrement inférieures en pré-commercialisation. Certaines entreprises se disent favorables à la réforme du système fiscal mondial.
Les commentaires de Yellen sont intervenus quelques jours seulement avant que le ministère du Travail ne publie l’indice des prix à la consommation (IPC) de mai. En avril, les prix des logements ont augmenté de 4,2 %, la plus forte hausse depuis 2008, suscitant des inquiétudes concernant l’inflation et la possibilité d’une hausse des coûts d’emprunt. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est en hausse à 1,58 %.
