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T-Mobile US, Inc. (TMUS) a franchi la résistance de février et se négocie à un niveau record, deux mois seulement après avoir finalisé sa fusion avec Sprint Corp. La fusion réduit le nombre de principaux fournisseurs de télécommunications à seulement trois : T-Mobile, Verizon Communications Inc. (VZ) et AT&T Inc. (T). Les concurrents ont connu des difficultés depuis la conclusion de l’accord, mais le nouveau paysage permettra aux entreprises d’augmenter leurs prix plus rapidement. Le sort de l’abrogation très controversée de la neutralité du net pourrait également profiter à ces questions, ouvrant la porte à des frais à la carte pour des services très demandés comme Netflix, Inc. (NFLX).
Mais tout le monde n’est pas optimiste quant aux perspectives de T-Mobile. En mai, l’analyste de BofA/Merrill, David Barden, a indiqué que la société japonaise Softbank envisageait de vendre pour 20 milliards de dollars d’actions, ce qui a incité le Guggenheim à abaisser sa note. D’autres analystes ont maintenu une note haussière, mais il n’y a eu aucune confirmation des ventes, ce qui pourrait constituer un obstacle majeur. À ce stade, les investisseurs devront peut-être attendre la publication des résultats de la société le 23 juillet pour obtenir une mise à jour indispensable.
Graphique à long terme du TMUS (2007 – 2020)
L’évolution à long terme de T-Mobile a été reconstituée grâce à une série de fusions et d’acquisitions, ainsi qu’à des changements comptables au sein de la société mère Deutsche Telecom. Il a été rendu public dans sa version actuelle au-dessus de 20 dollars en mai 2007 et est entré dans une tendance haussière à court terme qui a culminé à 40,87 dollars. Il s’agit d’un sommet en huit ans, avant une baisse constante qui s’est accélérée au début de la nouvelle décennie. Les actions ont atteint un plus bas historique à 5,52 $ à l’époque, mais la hausse s’est ensuite arrêtée dans la tranche supérieure de l’adolescence en 2011.
Un test de support réussi en 2012 a complété un modèle d’inversion à long terme à double fond, ouvrant la voie à une dynamique de croissance régulière qui s’est accélérée après que la société a lancé un regroupement d’actions en 2013. Cette dynamique d’achat s’est terminée 5 points en dessous du plus haut de 2007 en 2014, avant qu’une cassure en 2015 ne génère des achats sains au plus haut de 2017 de 68,88 USD. L’action des prix s’est ensuite réduite à une fourchette de négociation rectangulaire, refusant les acheteurs en cas de cassure au cours des deux années suivantes.
Une cassure survenue en 2019 a créé davantage de volatilité tout au long de l’année et jusqu’en 2020, avec une recrudescence des spéculations sur les fusions. Il a atteint un nouveau sommet à 101,35 dollars en février et s’est effondré avec les marchés mondiaux, chutant de près de 38 points pour atteindre le plus bas de 14 mois de mars à 63,50 dollars. La vague suivante de reprise a complété une configuration en forme de V au plus haut du premier trimestre le 18 mai, ouvrant la voie à un repli indispensable visant à résoudre les indicateurs techniques de surachat.
Graphique à court terme du TMUS (2017 – 2020)
La baisse du premier trimestre a trouvé un support au niveau de cassure de 2019, consolidant le support à 60 $, tandis que l’évolution des prix en juin a complété un modèle de tasse et de poignée. Les actions ont éclaté lundi, atteignant un sommet historique à 105,11 $ et se consolident désormais sur un nouveau support. La cassure représente un gain mesuré jusqu’à 140 $, soit 35 % au-dessus du prix de négociation actuel, offrant une excellente récompense : risque puisque le stop loss peut être placé relativement près de 100 $.
L’indicateur d’accumulation-distribution du volume en solde (OBV) correspond à l’action haussière des prix depuis son plus bas niveau en novembre 2017. Il a bondi en juillet 2019, quelques mois après la cassure des prix, et a continué d’atteindre des hauts et des bas plus élevés depuis lors. Malgré cela, l’OBV reste positionné en dessous du sommet de février et n’a pas confirmé de cassure, ce qui soulève la possibilité d’un éventuel repli qui pourrait donner lieu à un point d’entrée à faible risque proche de la moyenne mobile exponentielle (EMA) sur 50 jours autour de 90 $.
Conclusion
L’action T-Mobile est sortie d’une tendance de quatre mois en forme de tasse et de poignée, augmentant la possibilité de gains impressionnants au cours des prochains trimestres.
Divulgation : Au moment de la publication, l’auteur détient Verizon Communications sur un compte familial mais n’a aucune position sur les titres susmentionnés.
