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Leçon principale
- L’intégration verticale par le biais de fusions peut se heurter à d’importants problèmes antitrust si elle porte atteinte à la concurrence.
- La Clayton Antitrust Act évalue les fusions en fonction de leur impact sur la concurrence sur le marché.
- Les tribunaux évaluent les fusions verticales individuellement, en équilibrant les facteurs favorables et anticoncurrentiels.
- Des affaires notables, telles que États-Unis c. EI du Pont, mettent en évidence la perspective juridique de l’intégration verticale.
- Le maintien des prix par le biais de fusions verticales viole les lois antitrust et peut entraîner de lourdes sanctions.
Comprendre les défis juridiques de l’intégration verticale
L’intégration verticale est une stratégie dans laquelle une entreprise s’approprie les étapes clés de la production pour réduire les coûts et rationaliser ses opérations. L’intégration verticale par expansion interne n’est pas vulnérable aux contestations juridiques.
Toutefois, si l’intégration verticale est réalisée par le biais de fusions, elle peut être susceptible d’être contestée par les restrictions du droit antitrust. Les affaires importantes incluent États-Unis contre EI du Pont et Ford contre États-Unis.
Le rôle de la Clayton Antitrust Act dans les fusions verticales
L’intégration verticale par le biais de fusions est soumise aux dispositions énoncées dans le Clayton Antitrust Act de 1914, qui régit les transactions couvertes par les lois antitrust. La loi a apporté du contenu et des éclaircissements à la Sherman Antitrust Act de 1890. En vertu du Clayton Antitrust Act, si une contestation judiciaire est déposée, le tribunal prendra une décision sur la légalité de la fusion en fonction de la question de savoir si la fusion verticale nuirait indûment à la concurrence sur le marché. La Cour est parvenue à cette décision en pesant au cas par cas les facteurs favorables et anticoncurrentiels pertinents à l’intégration verticale.
Comment l’intégration verticale affecte la dynamique de l’industrie
Les facteurs pris en compte sont la possibilité de changements dans les modèles de comportement de l’industrie causés par l’intégration verticale. Voici quelques exemples de ces changements : si un fournisseur est susceptible de perdre le marché pour ses produits, si les magasins de détail se voient refuser certains approvisionnements ou si les concurrents voient leur accès aux approvisionnements ou aux ressources bloqué. Les intégrations verticales peuvent également être considérées comme non compétitives si elles confèrent à une entreprise un pouvoir de marché tellement ancré qu’il empêche de nouveaux concurrents d’accéder à ce marché particulier.
Arrêts importants de la Cour suprême sur l’intégration verticale
La Cour suprême a rendu trois arrêts au sujet de l’intégration verticale. Dans la première affaire, États-Unis contre EI du Pont de Nemours & Co., les juges ont statué que l’intégration verticale était illégale. En effet, la Cour suprême a jugé que l’acquisition de 23 % de General Motors empêchait les ventes à General Motors par d’autres fournisseurs de peintures et de tissus automobiles. Cette situation est considérée comme indûment préjudiciable à la concurrence sur le marché.
Dans l’affaire Ford Motor Co. c. États-Unis, Ford Motors souhaitait acquérir une société appelée Autolite. Cette entreprise produit des bougies d’allumage. Cette action a été condamnée au motif que l’intégration verticale consoliderait trop de pouvoir de marché au sein de l’entreprise et empêcherait ainsi d’autres concurrents d’entrer sur le marché. Ford Motors a tenté de faire valoir que l’acquisition ferait d’Autolite une entreprise plus efficace, mais cela a été rejeté par la Cour suprême. La Cour a considéré que les effets anticoncurrentiels potentiels de l’intégration verticale constituaient une préoccupation plus importante.
Pénalités de maintien des prix dans les fusions verticales
Il y a eu des cas où l’intégration verticale a été utilisée pour fixer les prix afin de les maintenir. Le maintien des prix de revente soulève certainement des obstacles juridiques car il s’agit d’une violation flagrante des lois antitrust. Les sanctions légales en cas de prix abusifs sont sévères. En 1989, Panasonic a dû rembourser 16 millions de dollars aux consommateurs qui avaient payé 5 à 10 % de plus que ce qu’ils auraient dû en raison de la fixation des prix.
Conclusion
L’intégration verticale peut se heurter à des difficultés juridiques en raison des lois antitrust et de leur application. Les précédents juridiques importants incluent États-Unis contre EI du Pont et Ford contre États-Unis. La Clayton Antitrust Act joue un rôle dans l’évaluation de l’impact des fusions verticales sur la concurrence sur le marché. Sanctions possibles en cas de violation du maintien des prix dans le cadre de fusions verticales.
