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Créé après la Seconde Guerre mondiale pour contribuer à la reprise d’après-guerre, le Fonds monétaire international (FMI) sert de prêteur aux gouvernements modernes et de chien de garde des marchés financiers internationaux. Il ne manque pas de partisans et de critiques.
Leçon principale
- Le Fonds monétaire international (FMI) est une organisation internationale représentant 190 pays membres.
- Il cherche à promouvoir la croissance économique et la stabilité financière et à jouer un rôle clé dans la relance des économies en difficulté.
- Le soutien monétaire comprend des prêts financiers, mais l’organisation fournit également une assistance technique.
- Les critiques du FMI affirment qu’il intervient trop ou pas assez et que ses politiques peuvent créer un risque moral.
Fonds monétaire international : aperçu
À ses débuts, le FMI était seul responsable de la supervision des taux de change fixes, dans le cadre du programme de réserve dollar-or de Bretton Woods.
Le FMI a gagné en taille et en influence au cours des décennies suivantes, notamment après l’effondrement du système de Bretton Woods dans les années 1970. Le FMI accorde désormais des prêts pour aider les pays membres à surmonter leurs problèmes de balance des paiements et à lutter contre les crises. L’exemple le plus notable est le plan de sauvetage du gouvernement grec de 2011.
En 2021, le FMI compte 190 pays membres. Chaque État membre accepte et soutient ouvertement l’objectif de stabilité économique mondiale et soumet théoriquement certaines autorités souveraines à soutenir cet objectif. Le FMI est financé principalement par ce que l’on appelle les « contributions aux quotes-parts » de ses membres. Chaque pays membre du FMI se voit attribuer une quote-part annuelle, basée sur la taille de son économie au moment de son adhésion au FMI. Le FMI possède également d’importantes réserves d’or qu’il peut vendre et est autorisé à emprunter des montants approximativement égaux à son quota de contribution annuel.
Les partisans du FMI affirment qu’il est le prêteur en dernier ressort des régions en crise et qu’il peut imposer des réformes nécessaires ou difficiles aux économies en retard. Les critiques objectent que le FMI remplace l’autonomie nationale, aggrave souvent les problèmes économiques et ne sert que d’outil aux pays les plus riches.
Les économistes critiquent également fréquemment le FMI pour avoir créé un risque moral à l’échelle nationale.
Avantages du Fonds monétaire international
Le FMI soutient les pays membres à divers titres.
Accorder des prêts aux États membres
Sa fonction la plus importante est sa capacité à accorder des prêts aux États membres qui ont besoin d’aide. Le FMI peut assortir ces prêts de conditions, notamment des politiques économiques prescrites que les gouvernements emprunteurs doivent respecter.
Combler le déficit
Si un pays a un déficit de balance des paiements, le FMI peut intervenir pour combler l’écart.
Support et assistance technique
Il sert de conseil et de conseiller aux pays qui tentent de mettre en œuvre de nouvelles politiques économiques. Il publie également des articles sur de nouveaux sujets économiques.
Inconvénients du Fonds monétaire international
Malgré son statut élevé et ses objectifs louables, le FMI tente de réaliser un exploit économique presque impossible : planifier et dimensionner parfaitement son intervention économique à l’échelle internationale. Le FMI a fait l’objet de certaines critiques.
Trop ou pas assez d’intervention
Le FMI a été critiqué pour ne pas faire grand-chose et pour être trop actif. Il a été critiqué pour sa lenteur ou son empressement à soutenir des politiques nationales défaillantes. Parce que les États-Unis, le Japon et la Grande-Bretagne occupent une place importante dans les politiques du FMI, ils sont accusés d’être de simples outils au service des nations libérales. Dans le même temps, les partisans du libre marché ont critiqué le FMI comme étant trop interventionniste.
Crée un risque moral
Certains États membres, comme l’Italie et la Grèce, ont été accusés de poursuivre des budgets non viables parce qu’ils pensaient que la communauté internationale, dirigée par le FMI, viendrait à leur secours. Cela n’est pas différent du risque moral que représentent les gouvernements qui sauvent les grandes banques.
