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John Maynard Keynes a introduit le multiplicateur dans « La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie », qui montrait comment les dépenses publiques pouvaient accroître la production économique au-delà du montant initial.
Cet effet se propage à travers la demande globale (consommation, investissement et dépenses publiques) et dépend de la propension marginale à consommer. Il a attiré l’attention pendant la Grande Dépression, même si les critiques ont débattu de sa fiabilité.
Leçon principale
- Le multiplicateur keynésien montre que les dépenses publiques peuvent stimuler la prospérité économique et l’emploi au-delà des dépenses initiales.
- John Maynard Keynes a introduit le concept de multiplicateur dans les années 1930, en le liant aux effets de l’augmentation des dépenses publiques.
- L’effet multiplicateur résulte de l’augmentation des dépenses de consommation consécutive aux dépenses publiques, augmentant ainsi la demande globale.
- Les critiques soutiennent que le multiplicateur keynésien ignore les effets budgétaires des dépenses publiques, comme l’augmentation des impôts ou la dette nationale.
- Cette théorie a joué un rôle important dans l’élaboration de politiques telles que le New Deal du président Roosevelt pendant la Grande Dépression.
Qu’est-ce que le multiplicateur keynésien ?
L’économiste britannique John Maynard Keynes a officiellement introduit le concept de multiplicateur dans son livre « La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie » en 1936.
Keynes a cité le déficit de la demande globale pendant la Grande Dépression et a soutenu que les dépenses publiques et les mesures de relance budgétaire pourraient créer un « effet multiplicateur ». Toute forme de dépense publique peut conduire à un cycle de prospérité économique et d’augmentation de l’emploi, augmentant le produit intérieur brut (PIB) à des niveaux supérieurs aux coûts.
Comment la demande globale affecte-t-elle le multiplicateur keynésien ?
Y=C+I+G
Où:
- Y=Demande globale
- C=Demande des consommateurs
- I=Besoins d’investissement
- G=Besoins du gouvernement
Keynes a également introduit le concept de fonction de consommation :
C = mY
Où:
- m= propension marginale à consommer (MPC) avec m<1.
- Disons qu’il est estimé à 0,75.
Lorsque les consommateurs gagnent un revenu supplémentaire, ils dépensent 75 % et économisent 25 %. La demande d’investissement est principalement déterminée par l’entrepreneuriat, les taux d’intérêt et la conjoncture économique actuelle, tandis que la demande gouvernementale est déterminée par les décisions financières du gouvernement.
Dans ce cadre, la demande globale s’exprime comme suit :
- Y=C+I+G=mY+I+G
La résolution de cette expression pour Y donne le résultat :
Y=(I+G)/(1-m)
Dans lequel le terme 1/(1-m) est le « multiplicateur » de revenu selon Keynes. Pour m = 0,75, le multiplicateur est
1/(1-0,75)=4
Si Y diminue en raison des dépenses d’investissement, le gouvernement peut augmenter la demande globale en augmentant G.
Si m = 0,75 alors le multiplicateur est de 4, indiquant une augmentation de G de 1 $. Tous les autres facteurs maintenus constants entraîneront une augmentation de 4 $ du revenu à Y.
Exemple concret du multiplicateur keynésien en action
Supposons qu’un projet de construction gouvernemental de 100 millions de dollars rapporte 50 millions de dollars en coûts de main-d’œuvre purs. Les travailleurs prennent ces 50 millions de dollars et soustraient le taux d’épargne moyen pour les dépenser dans diverses activités commerciales. Ces entreprises disposent désormais de plus d’argent pour embaucher de nouveaux employés et fabriquer davantage de produits, ce qui entraîne une nouvelle série de dépenses. Un dollar de dépenses publiques génère plus d’un dollar de croissance économique. Cette idée était au cœur du New Deal.
Les keynésiens voulaient taxer l’épargne pour encourager les gens à dépenser davantage. Le modèle keynésien développé par l’économiste britannique John Maynard Keynes a arbitrairement séparé l’épargne privée et l’investissement en deux fonctions distinctes, présentant l’épargne comme une ponction sur l’économie.
Quelle est une critique courante du multiplicateur keynésien ?
Milton Friedman a soutenu que le multiplicateur de Keynes était mal construit et fondamentalement défectueux. Cette théorie ignore la manière dont les gouvernements financent leurs dépenses avec des impôts ou des problèmes d’endettement. Augmenter les impôts coûte à l’économie autant, sinon plus, qu’elle n’en économise, tandis que lever des capitaux au moyen d’obligations endette le gouvernement. L’augmentation de la dette devient une puissante incitation pour les gouvernements à augmenter les impôts ou à gonfler la monnaie pour rembourser la dette, réduisant ainsi le pouvoir d’achat de chaque dollar gagné par les travailleurs.
Qu’est-ce que l’économie keynésienne ?
Le principe de base de l’économie keynésienne repose sur l’argument selon lequel l’intervention gouvernementale peut stabiliser l’économie.
Conclusion
L’économie keynésienne soutient que l’action gouvernementale peut contribuer à stabiliser l’économie en période de récession. Le multiplicateur keynésien explique comment une série de dépenses publiques crée un cycle plus large de revenus et de dépenses supplémentaires, conduisant à une plus grande stimulation globale de l’activité économique.
Les critiques affirment que le financement de ces dépenses par les impôts ou par la dette pourrait limiter l’effet multiplicateur en réduisant les dépenses privées ou en augmentant les obligations futures.
