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Quelle est la stratégie des haltères ?
La stratégie Barbell équilibre le risque d’investissement en se concentrant sur les actions et obligations à haut risque et sans risque. Il ignore les actifs à risque moyen. Cette méthode d’investissement convient à de nombreux types d’investisseurs, tels que les jeunes professionnels agressifs et les retraités conservateurs. Le trader Nassim Nicholas Taleb a utilisé avec succès la stratégie des haltères pendant le ralentissement économique de 2007-2008.
Leçon principale
- La stratégie Barbell se concentre sur l’investissement dans des actifs à haut risque et sans risque, en évitant les actifs à risque modéré.
- Nassim Nicholas Taleb a popularisé cette stratégie en combinant investissements hyper-conservateurs et hyper-agressifs.
- Dans l’investissement obligataire, la stratégie barbell combine des obligations à court et à long terme pour créer de la flexibilité.
- Cette stratégie est avantageuse lorsqu’il existe un écart de taux d’intérêt important entre les rendements obligataires à court et à long terme.
- La mise en œuvre d’une stratégie d’haltères nécessite une gestion active et une attention constante aux conditions du marché.
Comment la stratégie Barbell équilibre risque et récompense
Pour la plupart des stratèges en investissement, la création d’un portefeuille commence par déterminer le niveau de risque que l’investisseur peut tolérer. Un jeune professionnel peut être prêt à prendre de nombreux risques. Un retraité peut compter sur un revenu stable.
Le stratège crée donc un portefeuille qui divise l’argent en trois tranches ou plus, chacune représentant un type de risque. Les actions spéculatives telles que les introductions en bourse (IPO) ou les petites sociétés de biotechnologie présentent un risque élevé. Les actions de premier ordre sont moins risquées mais restent vulnérables aux hauts et aux bas économiques. Les obligations sont plus sûres et les certificats de dépôt bancaires (CD) sont les plus sûrs.
Ce jeune investisseur pourrait investir 40 % dans des actions spéculatives, 40 % dans des actions de premier ordre et seulement 20 % dans des obligations. Les retraités peuvent conserver 80 % d’obligations et 20 % d’actions de premier ordre. Chacun recherche le meilleur rendement possible avec un niveau de risque approprié.
Comment les investisseurs en actions utilisent la stratégie Barbell
Ceux qui suivent la stratégie des haltères diraient que le milieu du spectre des risques devrait être ignoré.
La stratégie des haltères préconise d’associer deux classes d’actifs clairement différentes. Un panier ne contient que des investissements extrêmement sûrs, tandis que l’autre panier ne contient que des investissements spéculatifs et à fort effet de levier.
Cette approche a permis à Nassim Nicholas Taleb, statisticien, essayiste et négociant en produits dérivés, de prospérer pendant la récession de 2007-2008, alors que nombre de ses collègues de Wall Street pataugeaient.
Taleb a décrit le principe de base de la stratégie d’haltérophilie comme suit : “Si vous savez que vous êtes sujet aux erreurs de prédiction et acceptez que la plupart des mesures de risque sont erronées, alors votre stratégie doit être extrêmement conservatrice et aussi agressive que possible, plutôt que légèrement agressive ou conservatrice.”
Appliquer la stratégie Barbell à un portefeuille obligataire
En pratique, la stratégie barbell est appliquée plus souvent aux portefeuilles obligataires.
Pour les investisseurs en obligations de haute qualité, le plus grand risque est de rater l’opportunité d’acquérir une obligation offrant un meilleur rendement. Autrement dit, si l’argent est détenu dans une obligation à long terme, l’investisseur ne pourra pas investir cet argent dans une obligation à rendement plus élevé si cette obligation devient disponible entre-temps.
Les obligations à court terme paient moins mais arrivent à échéance plus tôt. Les obligations à long terme paient plus mais présentent un risque de taux d’intérêt plus élevé.
Par conséquent, dans l’investissement obligataire, les deux extrêmes opposés sont les émissions à court et à long terme. Il n’y a pas vraiment d’incitation à s’en tenir au juste milieu.
Contrairement aux investisseurs en actions, où le modèle préconise d’investir dans des actions présentant des profils de risque complètement opposés, le modèle pour les investisseurs en obligations propose une combinaison d’obligations de durées très courtes (moins de trois ans) et très longues (10 ans ou plus).
Cela donne aux investisseurs la possibilité d’exploiter des obligations à rendement plus élevé si et quand elles deviennent disponibles, tout en bénéficiant des rendements plus élevés des obligations à long terme.
Il n’est pas surprenant que le succès d’une stratégie de musculation dépend fortement des taux d’intérêt. Lorsque les taux d’intérêt augmentent, les obligations à court terme sont souvent échangées contre des obligations à rendement plus élevé. Lorsque les taux d’intérêt baissent, les obligations à long terme viennent à la rescousse car elles garantissent des taux d’intérêt plus élevés.
Le moment optimal pour les investisseurs obligataires de mettre en œuvre la stratégie Barbell est celui où il existe un écart important entre les rendements obligataires à court et à long terme.
Gérer les défis de la stratégie Barbell
Même pour les investisseurs obligataires, l’approche barbell peut être laborieuse et nécessiter une attention constante.
Certains investisseurs obligataires peuvent préférer l’antithèse de la stratégie barbell : la stratégie bullet. Avec cette approche, les investisseurs s’engagent sur une certaine date en achetant des obligations qui arrivent à échéance au même moment, par exemple dans 7 ans. Ensuite, ils restent assis jusqu’à ce que le lien arrive à échéance.
Cette méthode aide non seulement les investisseurs à éviter les fluctuations des taux d’intérêt, mais leur permet également d’investir passivement sans avoir à réinvestir constamment leur argent.
Conclusion
La stratégie Barbell consiste à investir à la fois dans des actifs à haut risque et sans risque, tout en évitant les options à risque moyen. Il s’adapte à différents niveaux de tolérance au risque des investisseurs. Pour les investisseurs en actions, cela signifie choisir une combinaison d’actions spéculatives et d’actions extrêmement sûres. Les investisseurs obligataires combinent les obligations à court et à long terme pour gérer les opportunités et les risques associés aux variations des taux d’intérêt. Cette stratégie nécessite une gestion active des investissements et peut nécessiter beaucoup de main-d’œuvre, mais elle peut donner aux investisseurs un avantage stratégique face à certaines conditions économiques et environnements de taux d’intérêt.
