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La courbe de rendement du Trésor, également connue sous le nom de structure par terme des taux d’intérêt, trace un graphique linéaire pour montrer la relation entre les taux d’intérêt et l’échéance des titres à revenu fixe du Trésor actifs. Il illustre le rendement des titres du Trésor à maturité fixe, soit 1, 2, 3 et 6 mois et 1, 2, 3, 5, 7, 10, 20 et 30 ans. C’est pourquoi ils sont souvent appelés « taux du Trésor à échéance fixe » ou taux CMT.
Les acteurs du marché accordent une attention particulière aux courbes de rendement, car elles sont utilisées pour calculer les taux d’intérêt (en utilisant le bootstrapping), qui sont ensuite utilisés comme taux d’actualisation pour chaque paiement afin de valoriser les titres du Trésor. En outre, les acteurs du marché souhaitent également déterminer la différence entre les taux d’intérêt à court terme et les taux d’intérêt à long terme afin de déterminer la pente de la courbe des rendements, qui est un indicateur de la situation économique du pays.
Les rendements des titres du Trésor sont théoriquement exempts de risque de crédit et sont souvent utilisés comme référence pour évaluer la valeur relative des titres américains autres que du Trésor. Vous trouverez ci-dessous un graphique de la courbe des rendements du Trésor au 3 octobre 2014.
Source: www.treasury.gov
Le graphique ci-dessus montre une courbe de rendement « normale », avec une pente ascendante. Cela signifie que les titres du Trésor à 30 ans offrent les rendements les plus élevés, tandis que les titres du Trésor à 1 mois offrent les rendements les plus faibles. Ce scénario est considéré comme normal car les investisseurs sont rémunérés pour la détention de titres à long terme, qui comportent un risque d’investissement plus élevé.
La différence entre le titre du Trésor américain à 2 ans et le titre du Trésor américain à 30 ans détermine la pente de la courbe des rendements, qui dans ce cas est de 256 points de base. (Remarque : il n’existe pas de définition largement acceptée à l’échelle du secteur de la maturité utilisée pour la partie longue et de la maturité utilisée pour la partie courte de la courbe des rendements). Une courbe de rendement normale implique que la politique budgétaire et monétaire est actuellement expansionniste et que l’économie est susceptible de se développer à l’avenir.
Des rendements plus élevés sur les titres à long terme signifient également que les taux d’intérêt à court terme augmenteront probablement à l’avenir, car la croissance de l’économie entraînera des taux d’inflation plus élevés.
Autres formes de la courbe des taux
- Courbe de rendement inversée : cela se produit lorsque les taux d’intérêt à court terme sont supérieurs aux taux d’intérêt à long terme. Dans l’ensemble, cela signifie que les politiques monétaire et budgétaire sont actuellement de nature contrainte et que la probabilité d’un futur ralentissement économique est élevée. Une courbe de rendement inversée est considérée comme un indicateur de récession économique.
- Courbe de rendement en bosse : cela se produit lorsque le rendement des obligations du Trésor américain à moyen terme est supérieur au rendement des obligations du Trésor américain à long terme et à court terme. Cela reflète le fait que la situation économique actuelle est incertaine et que les investisseurs sont incertains quant au scénario économique dans un avenir proche. Cela peut également refléter le fait que la politique monétaire est expansionniste et la politique budgétaire restrictive ou vice versa.
Conclusion
Il est impératif que les acteurs du marché examinent la courbe des rendements pour déterminer l’état futur de l’économie, ce qui les aidera à prendre les décisions économiques appropriées. La courbe peut être facilement illustrée en saisissant le rendement actuel dans un tableau Excel et en créant un graphique. La courbe de rendement est également utilisée pour calculer le rendement actuariel (YTM) pour des émissions spécifiques et joue un rôle important dans la modélisation du crédit, y compris l’origination, la tarification des obligations, l’évaluation des risques et les notations.
