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Les fonds du marché monétaire étaient commercialisés comme des investissements « sûrs » dès leur création dans les années 1970. Leur argument était le suivant : “Si vos investissements en bourse vous empêchent de dormir la nuit, il est temps de découvrir des alternatives plus sûres dans les fonds du marché monétaire.”
L’accent mis sur la sécurité et des rendements solides est logique puisque les marchés monétaires maintiennent traditionnellement une valeur liquidative (VNI) de 1 $ par action et paient des taux d’intérêt plus élevés que les comptes chèques. La combinaison de cours de bourse stables et de taux d’intérêt raisonnables en fait un endroit idéal pour stocker des liquidités.
Ce positionnement a été maintenu jusqu’en septembre 2008, lorsque le Fonds de réserve a « fait faillite », expression utilisée dans le secteur des services financiers pour décrire le scénario dans lequel la valeur liquidative d’un fonds du marché monétaire tombe en dessous de 1 $ par action. Le Fonds de réserve a été développé par Bruce Bent, qui est souvent considéré comme le « père de l’industrie des fonds monétaires ».
Leçon principale
- Le marché des cryptomonnaies maintenait traditionnellement une valeur liquidative (VNI) de 1 $ par action jusqu’à la « faillite » de la Réserve en 2008.
- La Securities and Exchange Commission (SEC) a répondu en créant la règle 2a-7 en 2014.
- Cette règle oblige les fonds du marché monétaire à limiter leurs avoirs sous-jacents à des investissements présentant des notations de crédit et des échéances prudentes.
- Les fonds doivent également être soumis à des tests de résistance pour vérifier leur capacité à maintenir une valeur liquidative stable dans des conditions défavorables.
L’effondrement du fonds de réserve
L’effondrement du Fonds de réserve a directement nui à un nombre relativement restreint d’investisseurs, mais il a montré que la sécurité sur laquelle les investisseurs comptaient depuis des décennies était une illusion. Les investisseurs commencent à se demander quels fonds du marché monétaire sont sûrs si le fonds de réserve ne peut pas maintenir les cours des actions.
La débâcle du Fonds de réserve a soulevé des questions sur la définition de la « sécurité » et sur la validité de la commercialisation des fonds du marché monétaire comme des investissements « équivalents en espèces ».
Règle 2a-7
La Securities and Exchange Commission (SEC) a reconnu la menace que représente pour le système financier l’effondrement systémique des fonds du marché monétaire. Il a répondu à la règle 2a-7 en 2014.
La règle oblige les fonds du marché monétaire à limiter leurs avoirs sous-jacents à des investissements dont les échéances et les notations de crédit sont plus conservatrices que celles précédemment autorisées. La règle 2a-7 prévoit que l’échéance moyenne en dollars du portefeuille des investissements détenus dans un fonds du marché monétaire ne peut excéder 60 jours. Au maximum 3 % des actifs peuvent être investis dans des titres qui ne font pas partie de la catégorie de notation la plus élevée ou la deuxième la plus élevée.
Les exigences croissantes en matière de liquidité deviennent également plus strictes en vertu de la règle 2a-7. Les fonds imposables doivent détenir au moins 10 % de leurs actifs dans des investissements pouvant être convertis en espèces en un jour. Au moins 30 % des actifs doivent être constitués d’investissements pouvant être convertis en espèces en moins d’une semaine. Ces minimums sont passés de 10 % à 25 % et de 30 % à 50 % d’ici 2023.
Les fonds doivent également être soumis à des tests de résistance pour vérifier leur capacité à maintenir une valeur liquidative stable dans des conditions défavorables. Ils sont tenus de suivre et de divulguer la valeur liquidative sur la base de la valeur marchande des actions sous-jacentes et de publier ces informations 60 jours après la fin de la période de reporting.
Impact sur l’industrie et les investisseurs
La promulgation de la Règle 2a-7 n’a pas eu d’impact matériel sur les investisseurs en pratique. L’obligation de publier la valeur liquidative n’est pas un événement car les investisseurs doivent rechercher des informations historiques. Les sociétés de fonds ne sont pas tenues de le proposer activement. Les rendements des fonds du marché monétaire peuvent être inférieurs à ce qu’ils seraient si le fonds investissait dans des options plus agressives, mais la différence n’est que de quelques points de base.
Les réformes de 2014 ont exigé que les fonds du marché monétaire permettent à leur valeur liquidative de « flotter » ou de fluctuer. Un fonds peut ne pas avoir une valeur liquidative stable de 1 $ à un moment donné.
Comment fonctionnent les comptes du marché monétaire ?
Un compte du marché monétaire paie un taux d’intérêt plus élevé que votre compte d’épargne moyen, mais il est soumis à certaines règles qui doivent être respectées pour atteindre ce taux sans pénalité. Vous devrez probablement déposer de l’argent et maintenir un solde minimum. Les retraits et transferts du compte peuvent être limités. Des frais peuvent survenir si vous dépassez la limite.
Quelle est la valeur nette ?
La valeur liquidative (VNI) est une question de mathématiques de base. Il s’agit de la valeur restante du fonds après soustraction du passif de l’actif. Il est le plus souvent appliqué aux fonds communs de placement, mais il est également envisagé pour les fonds du marché monétaire. Les fonds communs de placement doivent calculer la valeur liquidative chaque jour ouvrable.
Quel est le point fondamental ?
Les points de base sont une mesure efficace des variations des taux d’intérêt et des pourcentages. Un point équivaut à 0,01 %.
Conclusion
Les investisseurs pourraient perdre de l’argent si la valeur liquidative du fonds du marché monétaire tombe en dessous du cours de l’action de 1 $. L’écart de taux d’intérêt entre un fonds du marché monétaire et un compte courant ou d’épargne est généralement faible, les investisseurs doivent donc surveiller de près la valeur liquidative pour s’assurer qu’ils bénéficient pleinement du taux d’intérêt. La perte de valeur liquidative peut éliminer les gains en capital et fait de l’adoption de la règle 2a-7 une tactique parmi d’autres pour faire face à ce risque.
