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Leçon principale
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Le risque politique pour les entreprises multinationales implique des décisions défavorables du pays hôte affectant les bénéfices.
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Les risques politiques incluent des événements allant des révolutions aux changements financiers qui empêchent les mouvements de capitaux.
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Les entreprises peuvent gérer le risque politique grâce à des accords d’assurance, de recherche et d’indemnisation.
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Les risques macroéconomiques affectent toutes les entreprises étrangères ; Les micro-risques impactent des secteurs ou des entreprises spécifiques.
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Entrer dans des pays à haut risque peut impliquer des risques calculés et des défis juridiques potentiels.
Qu’est-ce que le risque politique et comment les entreprises multinationales l’atténuent-elles ?
Le risque politique fait référence au risque que le pays hôte prenne des décisions politiques qui s’avèrent avoir un impact négatif sur les bénéfices ou les objectifs des sociétés multinationales.
Parmi les exemples d’actions politiques néfastes figurent les destructions généralisées causées par les révolutions et les nouvelles lois qui entravent la circulation des capitaux. Une autre instabilité susceptible d’affecter les rendements des investissements pourrait provenir de changements de gouvernement, de législatures, d’autres décideurs étrangers ou du contrôle militaire.
Il est important de se préparer et de minimiser ces risques. Une solution consiste à souscrire une assurance contre les risques politiques, même si cela ne garantit pas que l’entreprise recevra une indemnisation immédiate après un événement indésirable.
Comprendre les risques politiques macro et micro
En général, il existe deux types de risques politiques : les risques macro et les risques micro. Les risques macro font référence à des actions défavorables qui affecteront toutes les entreprises étrangères, comme l’expropriation ou l’insurrection, tandis que les risques micro font référence à des actions défavorables qui n’affecteront qu’un certain secteur ou entreprise, comme la corruption et les actions qui nuisent aux entreprises étrangères.
En général, quel que soit le type de risque politique auquel une entreprise multinationale est confrontée, les entreprises perdront souvent beaucoup d’argent si elles ne se préparent pas à ces situations défavorables.
Par exemple, après que le gouvernement de Fidel Castro a pris le contrôle de Cuba en 1959, des centaines de millions de dollars d’actifs et d’entreprises américains ont été expropriés. Malheureusement, la plupart, sinon la totalité, de ces entreprises américaines n’ont aucun moyen de récupérer cet argent.
Stratégies d’atténuation des risques politiques
Alors, comment les entreprises multinationales peuvent-elles minimiser le risque politique ? Certaines mesures peuvent être prises avant même de réaliser l’investissement.
La solution la plus simple consiste à rechercher le niveau de risque d’un pays, soit en payant les rapports de consultants spécialisés dans la réalisation de ces évaluations, soit en effectuant vos propres recherches en utilisant les nombreuses sources gratuites disponibles sur Internet (telles que Notes d’information du Département d’État américain). Vous aurez alors un choix plus éclairé de ne pas établir d’opérations dans des pays considérés comme des points chauds en matière de risque politique.
Bien que cette stratégie puisse fonctionner pour certaines entreprises, la perspective de pénétrer dans un pays plus risqué est parfois si rentable qu’elle vaut la peine de prendre le risque calculé. Dans ces cas-là, les entreprises peuvent parfois négocier des conditions d’indemnisation avec le pays d’accueil, ce qui permet de recourir à des recours juridiques si quelque chose perturbe les opérations de l’entreprise.
Le problème de cette solution, cependant, est que le système juridique du pays d’accueil peut différer considérablement de celui du pays d’accueil et que, dans certains endroits, les étrangers gagnent rarement leurs procès dans le pays d’accueil. Pire encore, une révolution pourrait donner naissance à un nouveau gouvernement qui ne respecterait pas les actions du gouvernement précédent.
Évaluation des options d’assurance contre les risques politiques
Si vous entrez dans un pays considéré comme à risque, l’une des meilleures solutions consiste à souscrire une assurance contre les risques politiques. Les entreprises multinationales peuvent s’adresser à l’une des nombreuses organisations spécialisées dans la vente d’assurance contre les risques politiques et souscrire une police d’assurance qui les indemnisera en cas d’événement indésirable.
Étant donné que les primes d’assurance dépendent du pays, du secteur d’activité, du nombre de risques assurés et d’autres facteurs, le coût des affaires dans un pays peut varier considérablement d’un autre.
Toutefois, la souscription d’une assurance contre les risques politiques ne garantit pas que l’entreprise recevra une indemnisation immédiatement après un événement indésirable. Certaines conditions doivent être remplies, comme l’essai d’autres voies de recours et le niveau d’impact sur l’entreprise. En fin de compte, une entreprise peut devoir attendre des mois avant de recevoir une quelconque compensation.
Conclusion
Les bénéfices ou les objectifs des entreprises multinationales sont menacés par des risques politiques. Il s’agit du risque que le pays hôte prenne des décisions politiques qui s’avèrent avoir un impact négatif sur ces objectifs ou ces bénéfices.
Le risque politique se présente sous deux formes : le risque macro, dans lequel des actions défavorables affectent toutes les entreprises étrangères, et le risque micro, dans lequel les actions défavorables affectent uniquement une certaine entreprise ou un certain secteur industriel.
Avant d’entrer sur un nouveau marché, il est important de procéder à une vérification préalable des risques politiques. La souscription d’une assurance contre les risques politiques est un outil pour atténuer ces risques, mais elle comporte des limites et des conditions, telles que le fait de ne pas garantir une indemnisation immédiatement après un événement indésirable, de répondre à des facteurs tels que l’essai d’autres voies de recours et la mesure dans laquelle l’entreprise est affectée, et de devoir potentiellement attendre des mois pour obtenir une indemnisation.
Il est important que les entreprises multinationales négocient les conditions d’indemnisation avec le pays hôte afin de garantir un recours juridique en cas d’événements défavorables affectant leurs opérations.
