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Starbucks (SBUX) est un acteur majeur du secteur de la vente au détail. L’analyse de l’entreprise doit inclure les ratios financiers les plus pertinents par rapport à la situation financière et au secteur d’activité de l’entreprise. L’entreprise a tendance à s’appuyer fortement sur des contrats de location simple, qui représentent des obligations hors bilan de Starbucks. De plus, l’analyse des performances financières de l’entreprise doit prendre en compte le levier financier de Starbucks, car l’entreprise a un montant important de dettes dans son bilan.
Conclusion :
- Les ratios utilisés pour analyser Starbucks doivent tenir compte de l’état du secteur de la vente au détail et du modèle opérationnel adopté par l’entreprise.
- Starbucks s’appuie sur des contrats de location simple, qui sont des obligations hors bilan et comportent une dette importante.
- Six ratios utiles pour analyser Starbucks sont le ratio de couverture des frais fixes, le ratio dette/capitaux propres, la marge bénéficiaire d’exploitation, la marge bénéficiaire nette, le rendement des capitaux propres et le rendement du capital investi.
Comprendre les meilleurs ratios pour analyser Starbucks
Les six ratios suivants sont des indicateurs utiles de la santé financière de Starbucks par rapport à ses concurrents du secteur.
Taux de couverture des frais fixes
L’examen de la situation financière de Starbucks est une étape importante dans l’analyse des ratios. À la fin de l’exercice 2020, la société affichait une dette à long terme de plus de 15,91 milliards de dollars. Les entreprises doivent disposer d’un capital suffisant pour couvrir leurs obligations contractuelles. En plus de la dette bancaire, Starbucks a également de nombreux contrats de location simple, car l’entreprise loue au lieu de posséder ses activités.
En septembre 2020 (fin de l’exercice de l’entreprise), Starbucks disposait d’environ 9 milliards de dollars de contrats de location simple, soulignant l’importance de prendre en compte les coûts de location dans l’évaluation de la santé financière d’une entreprise. Les contrats de location sont similaires aux dettes conventionnelles, sauf que les principes comptables généralement reconnus (PCGR) des États-Unis n’exigent pas qu’ils soient capitalisés.
Le ratio de couverture des charges fixes examine la capacité d’une entreprise à couvrir les charges fixes, telles que les intérêts et les loyers, avec ses bénéfices. Starbucks a déclaré des charges d’intérêts de 437 millions de dollars dans son rapport annuel 2020. Son bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) pour 2020 s’élevait à 1,6 milliard de dollars et ses charges fixes à 2 milliards de dollars. Le taux de couverture forfaitaire de Starbucks pour 2020 est de 1,58. Bien qu’il n’existe pas de norme pour ce ratio, plus le ratio de couverture des frais fixes est élevé, plus Starbucks devra couvrir ses frais fixes.
Ratio d’endettement/capitaux propres
Un autre ratio important pour évaluer la santé financière d’une entreprise est le ratio dette/capitaux propres (D/E), qui montre le niveau d’endettement et de risque de l’entreprise. Alors que la plupart des analystes considèrent uniquement la valeur comptable de la dette lors du calcul de ce ratio, certains experts financiers incluent également les contrats de location simple et les intérêts minoritaires dans ce calcul.
Tout au long de l’année 2020, Starbucks avait un ratio d’endettement (D/E) proche de -2,00.
Taux de marge opérationnelle
Comme toute autre entreprise, Starbucks doit générer des marges et des bénéfices relativement plus élevés que ses concurrents. De plus, l’examen de la marge bénéficiaire de Starbucks au fil du temps permet de mesurer les performances de l’entreprise en termes de rentabilité et de génération de bénéfices supérieurs à son coût du capital.
La marge bénéficiaire d’exploitation est l’un des ratios de profit les plus importants pour Starbucks. Cela offre une meilleure comparabilité avec les concurrents qui ont recours à l’emprunt pour diverses activités de financement. De plus, la marge bénéficiaire d’exploitation est une indication de l’efficacité d’une entreprise du point de vue des créanciers et des actionnaires. Au cours de l’exercice 2020, la marge opérationnelle de Starbucks était de 6,6 %, un chiffre élevé par rapport à la marge opérationnelle moyenne du secteur de la vente au détail, inférieure à 5 %.
Taux de marge nette
La marge bénéficiaire nette est une autre mesure importante pour Starbucks, car elle montre l’efficacité avec laquelle l’entreprise couvre ses dépenses d’exploitation, de financement et fiscales. Contrairement à la marge bénéficiaire d’exploitation, la marge bénéficiaire nette montre la performance financière de Starbucks uniquement du point de vue de ses actionnaires ordinaires. En mai 2021, la marge bénéficiaire nette de Starbucks était de 4,18 %, supérieure à la moyenne du secteur au premier trimestre 2021 de 3,9 %.
Retour sur capitaux propres
Le retour sur capitaux propres (ROE) indique le montant des revenus qu’une entreprise a généré à partir du capital fourni par ses actionnaires. Les entreprises dotées d’une solide position économique ont souvent des ROE plus élevés que leurs concurrents. Le rendement des capitaux propres de Starbucks en mai 2021 est de -12,46 %.
Retour sur investissement
Seule la vérification du ROE peut induire les investisseurs en erreur ; Un ROE élevé peut être obtenu avec un degré élevé d’effet de levier. Pour cette raison, les analystes utilisent souvent une autre mesure appelée retour sur capital investi (ROIC), qui est calculé comme le bénéfice d’exploitation après impôts divisé par le capital investi. Le capital investi représente la somme des capitaux propres, des dettes et des obligations liées aux contrats de location-acquisition. Un retour sur investissement constamment élevé, supérieur à 15 %, est le signe d’une forte douve économique. En mai 2021, Starbucks avait un ROIC de 9,48 %.
Cependant, l’un des inconvénients de ce ratio est qu’il ne prend pas en compte les financements hors bilan dont dispose Starbucks, tels que les contrats de location simple. Une façon de résoudre ce problème consiste à tirer parti des baux opérationnels et à les inclure dans les calculs du retour sur investissement.
